Forum RPG se basant au Japon en 1780 durant l'ère Edo, période de grande famine où chacun devra apprendre à vivre malgré les événements.
 
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Détente en ces temps de trouble

Ryôsuke Ishii


Seigneur de Chiba

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Dim 10 Déc 2017 - 15:35
La journée avait été très longue et très éprouvante... Ryôsuke déposa enfin le long rapport qu'il venait de recevoir, sourcils froncés, se demandant comment cette situation allait enfin se régler. Suite aux récents tremblements de terre qui avaient secoué tout la région, bon nombre d'habitants des gorges se retrouvaient sans toit et la grogne montait. Le Daimyo n'était pourtant pas responsable des caprices de la nature, pourquoi tous ces paysans et autre venaient se plaindre auprès de lui pour ce genre de problème ? Il n'avait certes pas ordonné à la terre de trembler ! Ni aux maisons de s'écrouler, ces gens s'en prenaient à la mauvaise personne. Il n'avait non plus commandité la famine et encore moins la mort des personnes qui ne pouvaient plus s'offrir à manger. Des mesures, des mesures... Quelles mesures pouvaient être bien prises contre le froid, la faim, les mauvaises récoltes ou même les tremblements de terre ? Ils ne pouvaient que courber la tête en attendant que la vague passe, mais ça, ces paysans étaient visiblement incapables de le comprendre. Illettrés, pour la majorité, ils ne comprenaient rien ni à l'économie du pays, ni à la politique, ni rien.

Au moins, ce soir, il ne sera question d'aucun de ces problèmes. Ryôsuke quitta enfin son bureau et retourna dans sa chambre pour enfiler un riche kimono de fête, s'apprêtant devant le grand miroir sur pieds. Son épouse était déjà installée dans leur lit, un plateau repas déposé auprès d'elle, occupée à lire un livre. Elle avait la santé fragile, depuis la naissance de leur dernier enfant, le médecin déclarait que c'était bien normal, pour une femme de quarante-trois ans, d'être plus fatiguée à donner naissance à un bébé. Lui-même en était quelque peu irrité, bien des femmes accouchaient encore à quarante-cinq ans et n'étaient pas plus malades que cela, son épouse devait être trop faible, sans aucun doute. Elle finit par relever la tête et lui demanda si tout allait bien, pour lui, et s'il en terminera tard, ce soir-là. Il tourna légèrement la tête vers elle puis répondit brièvement par l'affirmative, qu'elle ne l'attende pas avant de s'endormir. Elle était affaiblie, de toute manière, il se doutait bien qu'elle s'endormira très tôt. Une fois prêt, il ressortit, allant accueillir ses invités qui arrivaient peu à peu.

Ils étaient, ce soir-là, une quinzaine d'hommes, tous d'importants notables et hommes d'affaires, venus de la grande Kyoto, que le Daimyo avait l'habitude de fréquenter depuis une bonne vingtaine d'années. Ils s'installèrent dans une des grandes salles, servant aux réceptions autour d'une table installée en U. Chacun était assis sur de confortables coussins, la nourriture ne manquait pas, pas plus que la boisson, les invités avaient chacun amené quelque chose en plus de ce que le Daimyo lui-même leur offrait. Une bonne heure après le début du repas, l'attraction prévue pour la soirée s'avança. Un grand espace devant les tables, afin que chacun puisse bien voir, avait été dégagé, la lumière abaissée, quelques musiciens étaient même venus pour l'occasion. Ryôsuke présenta lui-même la petite jeune femme venue devant eux, une artiste de rue qu'on surnommait la danseuse de la lune, avec un style tout personnel et sauvage. Un petit brin de jeune fille, une gamine des bas-fonds qui gagnait sa vie en se trémoussant vulgairement, un style qui plaisait beaucoup aux hommes.Le genre de fille qui ne méritait aucun respect ni considération, mais qui avait au moins le mérite d'être belle.

Ryôsuke – Commencez à jouer, lança-t-il en direction des musiciens. Et toi, petite, montre-nous donc ce que tu sais faire.

Quelques rires condescendants s'élevèrent, avec des regards vers la fille, certains doutant ouvertement qu'elle puisse offrir un spectacle appréciable. Certes, elle avait déjà une réputation, malgré son jeune âge, et certes, elle s'était aussi produite à Kyoto, mais elle restait une fille des rues. Une fille qui n'avait même pas de papiers d'identité ni aucune existence officielle. Une gamine qui vieillira seule et mourra dans un fossé sans qui que ce soit ne s'en soucie. Une fille dont le corps sera jeté dans la fosse commune à sa mort et dont le souvenir se perdra aussi vite que l'existence qu'elle avait mené. Une mendiante, une prostituée. En résumé, elle n'était rien. Lorsqu'elle commença à danser, il observa d'un regard lubrique et gourmand cette poitrine à peine dissimulée, tout comme ces jambes si fines et bien dessinées. Oh, elle était belle, la nature lui avait au moins offert cela, à défaut d'une dignité. Et les commentaires de ses amis, lancés de voix fermes et hautes, confirmaient ce sentiment. Si la danse avait de quoi envoûter des paysans ou même des samouraïs, elle n'avait que peu d'effet sur des hommes d'affaires aguerris et peu portés sur ce genre d'art. En revanche, ce corps, lui, faisait saliver.

Daiki – Hum, ça pourrait être un peu plus attirant... Cette enfant ne fournit pas tous les efforts nécessaires.

Ryôsuke – Vous avez raison, cher ami.

Il fit assez brusquement stopper la musique et la danse puis observa la danseuse, un fin sourire aux lèvres, avant de lui déclarer que tout cela était bien ennuyeux. Ses invités attendaient plus de spectacle ! Ne pouvait-elle donc pas leur offrir une danse plus sensuelle ? Si elle tenait à mériter son salaire, il était temps de fournir bien plus d'efforts, mais aussi de se rapprocher un peu... Un des invités ajouta d'un ton goguenard qu'ôter sa robe serait déjà un début, phrase approuvé par les autres invités avec de grands rires et hochements de tête.

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Saki Ikeda


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Dim 10 Déc 2017 - 18:17
La chambre était vraiment très petite, mais c'était tout ce que Saki avait pu trouver, aussi tardivement, une chambre minuscule chez un couple âgé qui avait accepté de la lui louer pour trois jours, en échange d'une vingtaine de yens. Une pièce de cinq mètres carré, avec une fenêtre, un futon et une couverture d'hiver, un broc d'eau, un petit miroir et un petite vase dans un coin, contenant une plante locale en fleur. Saki avait posé le miroir contre le mur et se penchait sur lui pour bien voir ce qu'elle faisait en se maquillant, passant délicatement son vieux rouge à lèvres en veillant bien à ne pas déborder sur la peau. Elle ne se rendait pas souvent sur le mont Atago, même si pas mal de familles riches pouvant se payer le luxe de soirées y vivaient, car c'était bien loin, pour elle qui vivait principalement à Kyoto. La ville, bien plus vaste, lui offrait plus d'opportunités et ce n'était pas en pleine campagne que les gens pouvaient se permettre de donner un ou deux yens à une fille des rues qui chantait, dansait ou jouait de la musique. Et puis, Kyoto, c'était différent, une ville dans le plus pur style urbain, la mentalité n'était pas comparable.

La jeune femme avait laissé son kimono de voyage bien plié dans un coin de la chambre, après l'avoir lavé et fait sécher, ayant enfilé à la place une longue robe rouge, aux manches s'arrêtant un peu dessous les épaules, très légère et fine, qui volait autour d'elle comme de larges ailes, quand elle dansait. Cette robe, elle l'avait hérité de sa mère et en prenait un soin très particulier, consciente du prix qu'elle avait dû y mettre et sachant ô combien l'effet était garanti lorsqu'elle dansait avec lors des grandes fêtes et des mariages. Secouant ses longs cheveux noirs, elle les peigna et les brossa longuement, avant de les attacher en un chignon compliqué, les épingles calées entre les dents, toujours en observant l'effet dans le petit miroir. On la payait pour faire rêver et pour être belle, cela faisait parti du métier. Elle enfila ensuite des souliers légers, qu'elle avait eu la chance d'acheter pour une somme dérisoire à Kyoto, puis mit un long châle pour se couvrir et couvrir aussi sa tête. Dehors, il ne pleuvait pas, une chance, mais il faisait très froid et elle dû courir sur le chemin pour ne pas tomber malade à cause du vent et se réchauffer. Voilà longtemps que voyager de nuit ne l'effrayait plus, bien qu'il lui arrive encore de sursauter à certains bruits.

Après un long chemin parcouru dans les bois dans une obscurité quasiment complète, elle arriva à la demeure des Ishii, où un domestique lui ouvrit, à l'entrée. Une maison impressionnante, il fallait le reconnaître... Elle déposa son châle et ses souliers dans une petite pièce à l'entrée, vérifia son maquillage, sa coiffure et sa tenue, puis suivit le domestique jusqu'à la salle où avait lieu la réception. Les musiciens étaient déjà arrivés, elle les connaissait un peu, ils jouaient régulièrement pour les réceptions privées des grandes familles. Face à eux, une quinzaine d'hommes, tous dans leur tenue des grands jours et mangeant visiblement à leur faim. L'odeur d'alcool, de saké surtout, imprégnait déjà la pièce. Les lumières furent baissés et elle indiqua de quelques mots doux les airs que les musiciens devaient jouer ce soir. Ainsi vêtue, avec un décolleté plongeant et les bras nus, elle pouvait sentir les regards avides posés sur elle, des regards lubriques qui lui avait fallu apprendre à accepter, gérer puis oublier. Et puis, cette soirée ne représentait pas rien, c'était tout de même la demeure du seigneur de toute cette contrée ! Un client qu'on ne refuse pas, surtout pour une fille des rues comme elle.

– Commencez à jouer. Et toi, petite, montre-nous donc ce que tu sais faire.

Saki ne se préoccupa pas des rires gras qui s'élevèrent à la suite de cet ordre, elle en avait l'habitude, voyant la plupart des hommes comme des animaux baveux incapables de retenir leurs pulsions, tel celui qui avait engrossé sa mère avant de disparaître. Bien sûr, elle n'avait jamais eu le récit exact de sa conception, mais de ce qu'elle en avait deviné et de ce que sa mère avait laissé échapper par mégarde, la jeune femme savait maintenant qu'elle était née d'un viol. Fermant les yeux un très bref instant, lorsque la musique débuta, elle resta immobile puis commença très brusquement à bouger et se mouvoir dès lors que le rythme prit de l'ampleur et de la rapidité. Les commentaires grivois ne l'atteignaient pas, elle se fondait dans la musique, roulant des hanches, des épaules, les bras et les jambes très souples alors qu'elle sautait et virevoltait. Elle était pleinement lancée, suivant le rythme des instruments, lorsque ceux-ci furent brusquement stoppés sur ordre du seigneur. Saki s'arrêta à son tour, fronçant un peu les sourcils lorsqu'on lui déclara que c'était bien ennuyeux et que plus de spectacle était attendu, une danse plus "sensuelle". Le Daimyo lui intimait l'ordre de se rapprocher et d'enfin mériter son salaire, tandis qu'un autre lui lançait d'au moins enlever sa robe.

Les rires encore plus gras et grivois qui arrivèrent aussitôt après en rajoutaient dans l'ambiance de plus en plus malsaine. Voilà le genre de situation où Saki avait le sentiment de n'être même plus humaine, où on la traitait soit comme une prostituée, soit comme une esclave. Mais il était Daimyo. Elle était une danseuse des rues. Sans rien dire, elle ôta délicatement sa robe, pour ne pas l'abîmer, se retrouvant en sous-vêtement légers sous le feu des regards, culotte et corset léger lui retenant la poitrine, déjà pieds nus. Les musiciens reprirent doucement, alors qu'elle faisait abstraction des sifflements et s'avançait un peu, plus près de son public. Elle reprit sa danse, les yeux fermés, peu habituée à l'absence de tissu, même léger frôlant sa peau et ses jambes, mais très vite, se laissa happée par la fièvre de la danse et oublia tout le reste. Elle était née pour cela et méritait la réputation qu'on lui avait donné, même auprès d'un public qui la méprisait. Danser, danser, agiter l'air comme s'il ne tournait plus qu'autour d'elle, afin de mieux retenir les regards sur ces mouvements presque fous. Certains avaient cessé leurs commentaires, enfin happés et retenus par cette magie inexplicable opérant sur les âmes. Même à moitié nue, elle accomplissait son travail.

La jeune femme rouvrit les yeux, plantant son regard dans celui du Daimyo sans sourciller, avec un très léger sourire aux lèvres. Sa danse changea, encore plus rapide, on aurait pu même la comparer à un serpent se tortillant en tous sens pour mieux hypnotiser sa victime. Voyait-il la flamme qui l'animait et qui lui permettait de se tenir ainsi devant tant d'hommes la regardant danser dans cette tenue ? Il pouvait lui ôter toute fierté et toute dignité, mais il ne lui retira jamais la joie qu'elle éprouvait en dansant et en suivant le rythme effréné de la musique. Là était son véritable Honneur et sa raison de vivre, tout son argent, ses titres, ses terres, rien ne pourra lui permettre de se payer une telle flamme intérieure. Rien que par cela, il ne pouvait pas l'asservir.

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Ryôsuke Ishii


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Dim 24 Déc 2017 - 11:42
Alors, aura-t-elle assez de cran, osera-t-elle, se montrera-t-elle à la hauteur de la réputation lui collant à la peau ? Le Daimyo attendait avec une curiosité non dissimulée, son verre en main, le regard rivé sur elle, comme nombre de ses confrères. Il y eut une instant de flottement puis elle s’exécuta, enfin, ôtant tout en délicatesse cette longue robe d’un rouge profond, qu’elle posa sur le côté, avant de se remettre face à eux, en simples sous-vêtements et pieds nus, sous les sifflements des invités. La musique reprit, tout comme la danse, mais il n’en avait cure, bien plus occupé à dévorer du regard ce jeune corps dévoilé et plus attirant que jamais. Quelques uns de ses invités en avaient même cessé leurs commentaires, la regardant en appréciant visiblement le spectacle, deux autres chuchotaient entre eux avec des sourires goguenards, profitant que la danseuse avait fermé les yeux pour le moment, certains terminaient de manger et se faisaient resservir à boire.La musique augmenta encore la cadence, si loin des standards habituels, si loin de toutes ces danses classiques et insipides qu’il avait observé jusqu’à plus soif, s’en lassant considérablement.

Elle rouvrit les yeux en se mouvant de plus en plus rapidement, plantant son regard droit dans le sien avec un petit sourire. Son désir ne fit que s’enflammer et il glissa très discrètement une main dans les replis sombres de sa tenue pour se caresser, tout en l’observant. Elle lui procurait un effet qu’il n’avait encore jamais connu avec aucune femme et son corps le dévoilait, sous sa main, il devenait si dur et avide d’en avoir encore plus. Belle et provocatrice, elle le narguait de sa fierté, pensant sans nul doute qu’il ne pouvait pas lui prendre ça, qu’il ne pouvait pas lui prendre cette prétendue force intérieure dont se targuaient les artistes, plus particulièrement les danseurs, et qu’il avait toujours méprisé. Il continua de se toucher jusqu’à la fin de la danse, son désir de la posséder ne baissant pas le moins du monde, bien au contraire, il ne voulait bien plus. Lorsque la fin arriva, elle eut même droit à des applaudissements, en ayant conquis certains. Très bien, fillette, très bien. Elle n’avait plus qu’à attendre, désormais, l’usage voulait que ces fils et filles des rues attendent ensuite dans une pièce à l’écart, près de l’entrée, qu’on les paye à la fin de la soirée avant qu’ils ne fichent le camp.

Il s’écoula presque trois bonnes heures encore, avec de la musique et d’autres danses plus classiques, avant que la soirée ne touche à sa fin. Le Daimyo raccompagna ses invités, leur souhaitant à tous de bien rentrer et les remerciant d’être venu, alors qu’ils partaient un à un avec escortes et serviteur. Il se faisait bien tard, la lumière des lanternes de chaque convoi permettant de se diriger, tandis que les départs se poursuivaient. Lorsque le dernier de ses invités se fut éloigné, Ryôsuke se rendit d’un pas négligent dans la pièce froide où attendait la danseuse de rue, seule une petite lanterne les éclairait. Il referma la porte puis lui donna la bourse contenant 500 yens pour la payer. En la revoyant, le désir revenait au grand galop, il le sentait dans tout son corps et un sourire malsain vint éclairer son visage. Il se rapprocha plus que ne le voulait la distance respectable, jusqu’à l’accoler contre le mur, la dominant de toute sa hauteur, puis posa sa main large contre sa joue, glissant le bout du pouce contre cette peau fine qu’il avait envie de dévorer. Il commença par lui dire que son petit spectacle avait été bien appréciable, qu’il lui avait procuré un certain effet. Il leva l’autre main pour écarter le châle qu’elle portait et la poser contre sa poitrine, avec une pression accentuée.

Ryôsuke – Je ne pensais pas une simple petite danseuse de rue capable de ça.

Il pencha la tête pour coller ses lèvres contre les siennes, l’empêchant de se dérober pour lui voler un long baiser tout en continuant à lui malaxer la poitrine. Se faisant, il se collait contre elle, lui faisant ressentir la réaction de son propre corps, ce désir qui le taraudait et qu’il voulait assouvir. Il se frotta sans vergogne à elle en l’embrassant, de longues minutes avant de reprendre son souffle, on ne peut plus proche d’elle. Sa main descendit de la poitrine jusqu’aux jambes et il la glissa entre les cuisses, tirant sur cette culotte qu’il avait rêvé d’arracher pendant la danse.

Ryôsuke – Je veux te posséder, murmura-t-il à son oreille. Ce peut être un moyen pour toi d’être protégée et à l’abri du besoin…

Il comptait bien la posséder, qu’elle le veuille ou non, mais si elle était assez intelligente, elle comprendrait rapidement où se trouvait son intérêt.

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Saki Ikeda


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Dim 24 Déc 2017 - 12:34
C’était son métier, elle ne devait pas s’en rendre malade, c’était juste son métier, elle avait fait son travail, rien de plus. Une fois resté seule en attendant d’être enfin payée, Saki s’accroupit par terre et s’enroula dans son châle, une fois sa robe remise, pour se protéger du froid. Appuyée contre le mur, elle se mit en position fœtale et ferma les yeux, se balançant doucement d’avant en arrière en s’efforçant de mettre de côté les regards qui l’avaient comme brûlée, se répétant en boucle qu’elle n’avait fait que son travail et que c’était enfin terminé. Il lui fallut une bonne heure pour se calmer complètement et ôter de sa mémoire ces commentaires méprisant et insultant, par une technique enseignée par sa mère pour passer au-dessus tout ça. Là, c’était fini, tout va bien. Elle s’assit plus confortablement et resta contre le mur, toujours les yeux fermés, pour se reposer. Les échos lointains de la musique ne l’empêchèrent pas longtemps de s’endormir, comme elle pouvait le faire presque n’importe où et dans n’importe quelle position, la vie qu’elle menait ne lui laissant que très peu de choix.

Ce fut le bruit de nombreuses personnes riant et parlant fort qui la réveilla et elle bondit pour se remettre debout, attendant toujours dans cette petite pièce. C’était la partie la plus pénible du travail, patienter à l’écart en attendant de recevoir sa paye. Il devait être si tard, elle avait perdu le décompte du temps, mais tous ses sens étaient en alerte. Chez ce genre de seigneurs, il pouvait arriver n’importe quoi et elle se savait moins protégée que rien. Un citoyen ordinaire, même agressé par un Daimyo, pouvait porter l’affaire devant les juridictions ou au moins salir son Honneur s’il s’y prenait bien. Elle, personne ne l’écoutera, elle n’avait aucune existence aux yeux de la Loi, pas de papiers, rien du tout. Elle n’existait pas. Même si un des ces seigneurs la frappait ou la tuait en plein jour devant témoins, aucune justice ne sera faite, son corps sera juste jeté dans une quelconque fosse commune puis oublié. Elle attendit encore puis le seigneur revint, refermant la porte et lui donnant la bourse en cuir contenant sa paye. Elle pourra prendre un jour ou deux de repos dans une chambre plus confortable et surtout manger à sa faim, faire passer cette nuit au fond de sa mémoire à jamais.

Elle allait le saluer et partir lorsqu’il sourit avec un air mauvais, malsain, avançant de plus en plus vers elle. Rattrapée par la nervosité et la peur, elle recula, jusqu’à buter contre le mur derrière elle. Son cœur s’emballa un peu plus sous l’effet de la peur lorsqu’il posa sa grande main contre sa joue, murmurant d’un ton gras que le spectacle lui avait bien plu et procuré de l’effet. Elle ne sut quoi dire, si même elle pouvait répondre, coincée entre lui et le mur, avec un regard désespéré vers la porte. Il était grand, bien plus qu’elle, et elle doutait de pouvoir s’échapper en courant. Sa paye était tombée près de ses chaussures, un peu plus loin, et son châle glissa un peu lui aussi lorsqu’il le repoussa pour poser la main sur sa poitrine, y imposant une pression qui ne fit que la rendre plus nerveuse et effrayée encore. Elle ne répondit pas plus lorsqu’il affirma qu’il n’avait cru qu’une « simple petite danseuse de rue » puisse agir ainsi, bien trop occupée à calmer le rythme plus saccadé de sa respiration. C’était terminé, cette soirée était finie, il l’avait payée, elle allait partir, sa place n’était pas ici.

Elle ouvrit la bouche pour clamer qu’elle s’en allait lorsqu’il posa brusquement ses lèvres contre les siennes, en un baiser profond qui la fit sursauter, surtout lorsqu’il mêla sa langue à la sienne, sa main lui pressant et caressant la poitrine avec tant de force qu’il lui faisait mal. Saki essaya de le repousser avec des gestes maladroits, en ayant l’impression d’être une brindille écrasée par un arbre, les yeux écarquillés lorsqu’il se mit à se frotter contre elle et qu’elle sentit à quel point il était dur. Son plus horrible souvenir vint jaillir au-devant de sa mémoire, les larmes envahirent ses yeux, dans cette semi-obscurité. Il finit enfin par cesser de l’embrasser mais ne s’éloigna pas, laissant son sein pour descendre plus bas et lui tirer sa culotte pour la faire descendre. Il avait sa bouche près de son oreille, l’oppressant un peu plus, alors qu’elle tremblait en sentant cette main s’approcher bien trop de son intimité. Appeler à l’aide, hurler ? Personne ne viendra. Et quand bien même on l’entendrait, la simple présence du seigneur suffira à éloigner qui que ce soit.

Daimyo – Je veux te posséder. Ce peut être un moyen pour toi d’être protégée et à l’abri du besoin…

La jeune femme fut incapable de répondre, incapable même de se défendre, la peur avait pris le pas sur tout le reste et elle ne pouvait plus articuler un mot. Les larmes coulèrent sur ses joues lorsqu’il lui écarta les cuisses et s’engouffra en elle, la faisant crier de douleur. Cette sensation, bien trop familière, lui arracha ses dernières forces et elle ne put que se retenir à lui, ne pouvant pas fermer son esprit ni oublier ce pieu de chair enfoncé en elle et bougeant. Elle réclama pitié d’une voix faible pendant qu’il prenait possession d’elle, comme il l’exigeait, se retrouvant à un moment renversée sur le dos, perdant tout contrôle sur son propre corps. Tous les hommes étaient-ils donc ici ? Tous avaient des pulsions sauvages qu’ils ne contrôlaient pas ? Elle cria encore lorsqu’il s’enfonça bien plus profondément, brutalement, et qu’il se répandait en elle. A la terreur de la situation vint s’ajouter une autre peur, celle de tomber enceinte. Elle ne voulait pas, pas question, elle ne voulait pas faire comme sa mère, être fécondée après un viol et condamner son propre enfant à cette vie.

Saki – Arrêtez, bredouilla-t-elle…

Elle tendit les mains pour les poser sur les épaules de son agresseur et le repousser, tremblant si fort à présent qu’on aurait pu la croire malade. Elle le supplia d’une voix faible, noyée par les larmes, de stopper, qu’elle risquait d’avoir un enfant, donc par pitié, stop. A nouveau, cette chaleur se répandant en elle, dans son ventre. Elle se laissa retomber contre le sol, le souffle court, mordant les lèvres jusqu’au sang.

Saki – S’il vous plaît…


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Dés

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Ryôsuke Ishii


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Mar 26 Déc 2017 - 14:36
Passer à l’acte fut des plus merveilleux, après en avoir rêvé toute la soirée. Le Daimyo eut une immense plaisir en l’entendant crier lorsqu’il la pénétra sans la moindre douceur ni hésitation, répondant ainsi à ce petit regard de défi qu’elle lui avait jeté en dansant, se croyant quelqu’un malgré sa condition, croyant être assez forte, croyant pouvoir garder sa fierté alors qu’elle valait encore moins qu’un déchet, croyant avoir une quelconque fierté alors qu’il pouvait tout lui prendre, alors qu’il pouvait se saisir jusqu’à son intimité la plus profonde. Il rit en le sentant s’accrocher à lui pour tenir debout tandis qu’il bougeait en elle, de plus en plus vite, porté par un désir trop grand qu’il ne commençait qu’à peine à assouvir. Jamais sa femme ne lui avait fait autant d’effet, son corps était brûlant, dur, un peu tremblant même, et sentir cette peau si douce sous ses doigts ne faisait que l’exciter davantage. Le châle était tombé au sol, la robe remontée aux hanches, les épaules à moitié dégagées elles aussi, sa coiffure était à moitié défaite. Avec un souffle presque rauque, il poussa encore et encore en elle, l’entendant à peine demander pitié, cette voix faible et aiguë piquant un peu plus son désir de la posséder pleinement.

Il la renversa sur le dos, plaçant ses bras de part et d’autre d’elle, sentant la chaleur monter, de plus en plus. Lorsqu’il sentit qu’il ne tiendrait pas plus longtemps, il s’engouffra aussi profondément que possible en elle, en la faisant hurler de douleur, pendant qu’il criait aussi en se relâchant une première fois, longuement. Oh, par les Dieux… Jamais une femme ne lui avait procuré une telle sensation, ni la sienne ni toutes les concubines qu’il avait eu. Un léger râle le saisit alors qu’il reprenait ses mouvements de vas et vient, indifférents aux faiblards efforts qu’elle déployait pour le repousser. C’était inutile, elle était à lui, elle lui appartenait, il était en droit de faire tout ce qu’il désirait de ce jeune corps s’il le désirait, quel mot avait-elle à dire contre ? Elle n’était rien ! Aucune identité, aucune existence officielle, il pouvait se servir d’elle comme il l’entendait avant de la jeter aux ordures. Une seconde fois, il se répandit dans ce corps, toujours aussi dur. Merveilleux, elle ne réalisait pas l’effet qu’elle produisait sur les hommes. Il ralentit un peu l’allure, à genoux et redressé, cette fois-ci, mais sans se retirer pour autant.

Saki – S’il vous plaît…

Il ne prit pas attention à ses supplications, cela passait comme du vent, pour lui, à quoi bon l’écouter ? Le temps n’avait plus grande emprise, pas plus que la fatigue, et il resta encore deux longues heures à se servir d’elle tel un objet de plaisir, réalisant un de ses fantasmes inavoués et la marquant profondément dans sa chair. Il se délivra encore deux fois durant ce temps, pas du tout inquiet du risque de la féconder, ce ne sera pas le premier bâtard qu’il engendrera, bien loin de là, des gamins illégitimes dont la majorité étaient déjà morts de faim ou de maladie, le reste pourrissant dans des rues sales avec leurs concubines de mère, sans être reconnus. Qu’un autre enfant vienne encore au monde et finisse ensuite sa vie dans les déchets ne l’inquiétait guère. Lorsqu’il se retira et se remit debout, pleinement satisfait, il remit sa veste et ses vêtements comme si de rien n’était, tout en jetant un regard encore gourmand à ce corps nu et délicieux au sol. Les rues pouvaient donc cracher, de temps à autre, des petites perles telles que celle-ci, c’était bien agréable. Il se pencha pour la tirer par les cheveux en ignorant son petit cri et l’obligea à se relever, serrant d’une poigne de fer.

Ryôsuke – Présente-toi à la porte à minuit, dans trois jours. Si tu y manques, je te ferai traquer et exécuter comme une vulgaire criminelle, après t’avoir fait connaître les pires horreurs.

Il la repoussa à terre avec violence puis sortit sans plus s’en soucier, pour le moment, repartant vers ses quartiers personnels pour le reste de la nuit. Sa nouvelle maîtresse sera un bon moyen de décompresser, dans les prochains jours…

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