Forum RPG se basant au Japon en 1780 durant l'ère Edo, période de grande famine où chacun devra apprendre à vivre malgré les événements.
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Les us et coutumes

Hikari

Admin

avatar
Fonction : Admin
Messages : 137
Âge rp : 127 ans
Statut marital : Célibataire
Yens : 150
Voir le profil de l'utilisateur
Sam 9 Déc 2017 - 11:43
Les us et coutumes

Le Japon a un cadre très strict, des coutumes à respecter et des éléments particuliers qui n'existent que durant l'époque Edo. Afin de mieux s'y retrouver et d'apprendre à connaître cette culture très différente au moment où le pays était enclavé avant son ouverture aux autres, voici un sujet qui vous permettra de trouver tout ce dont vous avez besoin. Ce sujet sera modifié au fur et à mesure des recherches.

1. Le mariage

2. La vie quotidienne

_________________
En cours

Hikari

Admin

avatar
Fonction : Admin
Messages : 137
Âge rp : 127 ans
Statut marital : Célibataire
Yens : 150
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc 2017 - 21:48
1. Le mariage
Le mariage est un véritable engagement entre marié et mariée, aussi est-il ponctué de coutumes à suivre très scrupuleusement pour préserver l'honneur de la famille. Le Nosai no gi, la cérémonie de mariage et les étapes suivant le mariage sont très importants et annonciateurs de la future vie du couple. Tous les éléments y apparaissant sont porteurs de sens pour le bien du couple, y compris le comportement des convives qui se doivent d'être souriants et bienveillants pour le soutenir, leur souhaitant longévité et bonheur durant le mariage.

a) Nosai no gi
Le mariage est souvent un mariage arrangé dans le but d'unir deux familles, de tisser des liens véritables ou de grimper dans les classes sociales. Par conséquent, les enfants ne se connaissent pas et c'est au cours du Nosai no gi, un repas formel, que les futurs mariés se rencontrent pour la première fois. Il s'agit d'une cérémonie de fiançailles présentant une garantie au marié et à la mariée en cas de rupture avant le mariage proprement dit.

Le repas est ponctué de divers présents offerts au futur marié et à la future mariée, chacun ayant une signification particulière. La fiancée recevra, tout d'abord, une ceinture de kimono appelée Obi symbolisant les vertus féminines tandis que l'homme aura un pantalon traditionnel, appelé Hakama, symbolisant la fidélité. Ensemble, neuf cadeaux leur seront offerts par les deux familles, généralement emballés dans du papier de riz, un papier blanc très fin. Le chiffre neuf attire la fortune et le bonheur, raison pour laquelle il y a neuf cadeaux.

Les neuf cadeaux :
– 1 tonneau de sake (obéissance et gentillesse dans le mariage) ;
– 1 tonneau de vin ;
– 1 éventail (futur prometteur) ;
– du chanvre (solidité des liens fraîchement tissés entre les mariés) ;
– de l’algue (fertilité et souhait de nombreux enfants) ;
– de la seiche déshydratée (souhait de longue durée pour le couple) ;
– de la bonite déshydratée (longévité du couple) ;
– une somme d’argent impaire (il faut que le premier chiffre soit impair et indivisible pour ne pas porter malheur au couple) ;
– 1 coquillage Ormeau (sincérité).

b) La cérémonie Shuugen
Il s'agit de la cérémonie la plus ancienne au Japon remontant à l'ère Heian au VIIIe siècle. La salle de cérémonie laisse un couloir libre autour duquel les convives sont installés face à face de manière à laisser le futur couple entrer et remonter l'allée.

La mariée, en entrant, doit présenter son Hakoseko ou porte-miroir : une bourse décorative portée par les adultes contenant miroir, rouge à lèvres et les accessoires indispensables pour une allure soignée, elle exprime les vœux d’une vie remplie de beauté féminine et d’amour. Avant d'arriver à l'autel, la mère de la future mariée est attache le Hakoseko à la manche du kimono de sa fille, la prenant ensuite par la main pour remonter l'allée. Les convives, durant le trajet, applaudissent jusqu'à ce que la fiancée ait rejoint son futur époux.

Une fois la mariée arrivée débute le rituel des trois coupes (sankon-no-gi). Trois tasses de sake sont disposées sur l'autel, représentant le passé, le présent et le futur. Le mot Sake provient du mot « sakaeru » qui veut dire « prospérer ». Les japonais croient qu’un fort lien est crée quand on boit le sake d’un même tonneau ensemble. Le marié prend la première tasse d'abord représentant le passé et exprime la reconnaissance aux parents, aux ancêtres, à toutes les vies passées qui ont contribué à l’union du couple. Il la passe ensuite à la mariée qui prend la deuxième tasse en main et en boit trois gorgées avant le marié qui effectuera les mêmes gestes, il s'agit de la tasse du présent symbolisant l'amour entre les mariés, la fidélité et le soutien mutuel. Pour conclure le sankon-no-gi, le marié prend la troisième tasse en main, symbolisant le futur et exprimant l’engagement du couple à bâtir un foyer rempli d’amour tout au long de leurs vies avant que la mariée ne fasse la même chose.

Ensuite, ils doivent prêter serment devant leurs convives en le matérialisant grâce à l'échange des alliances (l'anneau symbolisant l'amour éternel). Les mariés glissent respectivement l'alliance à l'annulaire de la main gauche de leur conjoint, le marié commençant. Après ceci, l'assemblée se lève et prend une tasse de sake à partager avec les mariés afin de renforcer les liens entre le couple et les personnes présentes. Et en ce jour le couple compte sur la présence des familles et amis pour renforcer le lien entre eux en buvant le sake sacré. Lorsque le maître de cérémonie dit « Omedeto Gozaimasu », l’ensemble des convives et les mariés boivent leur sake en une seule gorgée, en même temps.

Arrive la dernière étape du mariage : le rituel de remerciement. Les mariés s’adressent ainsi à leurs convives pour les remercier de leur présence en ce jour de bonheur pour eux.

b) La cérémonie Shinto
Le mariage shinto (神前結婚 – Shinzen Kekkon) ne peut se dérouler dans un sanctuaire Shinto en trente minutes qu’après la réalisation d’un mariage civil à la mairie de résidence des époux. Il est mené par un prêtre assisté de Miko qui sont des femmes consacrant leur temps au sanctuaire et portant des tenues composées d’un haut de kimono blanc et d’un Hakama rouge (pantalon long tissé).

Cette cérémonie se déroule dans un cadre intime avec les amis proches et la famille, les convives étant installés face à face de la même manière que lors de la cérémonie Shuugen. Les futurs mariés sont ainsi au centre de l’attention, et l’épouse se tient à la gauche du marié.

Lorsque les mariés sont arrivés, l'importante étape du San San Ku Do démarre. A ce moment, le mari se voit confier une coupe en laque rouge qu’une Miko va remplir de sake qui reste la boisson importante et symbolique au Japon. Il va ensuite incliner trois fois la tête avant de boire le contenu de la coupe qui sera confiée à la mariée. Le même processus est répété encore deux fois, la mariée commençant à boire la deuxième coupe avant de la passer au marié qui fera de même avant de boire troisième et dernière coupe. Les 3 coupelles symbolisent, encore une fois, le passé, le présent et le futur. En buvant ainsi le sake, les futurs mariés prêtent le serment de partage éternel des joies et peines.

Ensuite vient l’échange des alliances, symbolisant ce mariage et son aspect éternel de la même manière que dans la cérémonie Shuugen : le futur marié passe la bague à l'annulaire gauche de sa future femme et inversement devant les convives qui sont ainsi les témoins de cette union. Ensuite, une Miko remet un papier plié au marié qui va l’ouvrir et lire ses vœux à voix haute.

Pour terminer, le prêtre entonne une prière pour clôturer la cérémonie et une Miko remet une branche de rameau de Sasaki aux mariés, à manipuler minutieusement lors d'un rituel codifié. Enfin, les Miko servent du sake à tous les invités qui trinquent avec les mariés, clôturant le mariage.

c) La réception et le repas
La réception se déroule avec des invités sélectionnés à l'avance à cause du coût très élevé de la réception. Au cours de celle-ci, la mariée apparaîtra d’abord dans son Kimono blanc avant de se changer pour adopter un style plus coloré avec un kimono orné d'un Héro (symbole fort du mariage). Les invités sont accueillis par les familles des mariés ou leurs amis proches et devront remettre une enveloppe spéciale (Shugibukuro) à leur arrivée contenant de l’argent avec un montant impair (cf. cérémonie du Shuugen) en cadeau de mariage. Cette somme d’argent sert à couvrir une partie des frais du mariage et à aider les jeunes mariés à se lancer dans la vie.

Les convives sont ensuite installés à table, perpendiculairement à la scène où se trouve la table des mariés et les membres de la famille qui sont placés le plus éloigné possible des mariés. Le repas, les discours et animations commencent, variant d'un mariage à l'autre.

Au cours de cette réception a lieu le rituel indispensable de l'ouverture du miroir (Kagami-Biraki) qui consiste à ouvrir un miroir pour célébrer l'avenir et est le symbole de la joie. Le jour du mariage, un tonneau de sake sera ouvert en célébration à la nouvelle vie commune des mariés. A l'ouverture du sake, le marié crie « se-no » et les convive « yoisho, yoisho, yoisho » joyeusement. Une fois le tonneau ouvert, le sake est servi aux convives qui portent un toast aux mariés.

Pour terminer ce jour spécial, le remerciement étant très important, les mariés saluent les convives en offrant des cadeaux (Hikidemono).

_________________
En cours

Hikari

Admin

avatar
Fonction : Admin
Messages : 137
Âge rp : 127 ans
Statut marital : Célibataire
Yens : 150
Voir le profil de l'utilisateur
Lun 11 Déc 2017 - 21:51
2. La vie quotidienne

a) L'habillement
L'habillement japonais est particulier mais le kimono, aussi bien pour les femmes et les hommes, est le vêtement le plus courant. Cependant, selon l'occasion, le vêtement porté et les couleurs, il y a des variantes que vous retrouverez ci-dessous.

Le mariage
La mariée porte un kimono blanc à manches longues (shiromuku) et une coiffe formée d'un grand chignon agrémenté d’ornements (très souvent une perruque). Le tout est couvert par une coiffe en forme de coquille d’œuf (watoboshi). Cette tenue est accompagnée d'un long manteau blanc touchant le sol (uchikake). La mariée porte des sandales blanches (zori) et tient un éventail doré et argenté (sensu) ainsi qu'une boîte servant de sac à main contenant un peigne et un miroir (hakoseko). Enfin, elle est maquillée en blanc avec les lèvres rouges, le blanc servant à montrer la position de future mariée aux Dieux (kami).

Le marié a une tenue plus simple, composée d’un pantalon bouffant (hakama) surmonté d’une veste (montsuki), le tout étant assez sobre et d’une couleur sombre (noir, bleu foncé ou gris) bien que le blanc soit aussi présent.

En toutes saisons
Les vêtements
Le kimono
Le kimono est une robe à taille unique (inséré et plié pour s'adapter) en forme de T, rectiligne, descendant jusqu'aux chevilles avec un col et des manches courtes (bien que les manches deviennent de plus en plus longues au fur et à mesure des années). Les manches sont généralement très grandes au niveau des poignets, jusqu'à un demi-mètre. Cependant, il faut savoir que les kimono à manches très longues presque jusqu'au sol (furisode) sont réservés aux femmes non mariées et que la couleur blanche, pour un Kimono, est réservée pour le mariage et les funérailles (pour le défunt). La robe est enroulée autour du corps avec le rabat gauche sur la droite (inversé lors des funérailles) et est attachée par une grande ceinture nouée à l'arrière (obi).

Le kimono est complètement décousu pour pouvoir être lavé en morceaux individuels avant d'être recousu en un seul morceau. Parfois, pour le stocker plus facilement, il est fixé aux points les plus larges afin d'empêcher les plis, tenant également les différentes couches du kimono. Il est porté quotidiennement.

Jūnihitoe
Il s'agit d'un type de kimono élégant et complexe porté, surtout, par les femmes de la Cour. Il est composé de onze couches en soie pouvant être enlevées ou adaptées selon les saisons. Les onze couches, rassemblées, pèsent près de vingt kilos et rendent les déplacements et mouvements relativement difficiles. Ce type de kimono s'utilise aussi en pyjama.

Chaque couche est d'une couleur différente, visible aux manches et au cou. Chaque couleur est très importante, la combinaison reflétant le statut et le goût de la femme. Attention, par contre, la couche près du corps est toujours blanche.

Le hakama
Le hakama est un vêtement qui ressemble à un pantalon large plissé et porté par les hommes, attaché à la taille et descendant jusqu'aux chevilles. Il est traditionnellement porté par les nobles pendant la période médiévale, notamment par les samouraïs. Il est normal de se réunir en public en hakama et en haori.

Il existe deux types de hakama : ceux qui ont des jambes fractionnées (umanori) et ceux qui ne se divisent pas (gyōtō hakama). Le premier type est divisé comme un pantalon et le deuxième est une véritable jupe. Tout comme le jūnihitoe, le hakama a plusieurs couches : sept, cinq à l'avant et deux à l'arrière. Elles représentent les vertus considérées comme essentielles par les samouraïs.

Le haori
Le haori est une veste qui se porte au quotidien par-dessus le kimono par les hommes et les femmes au cours de leurs sorties par temps froid. Les deux pans du haori ne se croisent pas comme c'est le cas pour le kimono mais se ferment sans se toucher à l'aide d'une cordelette en soie, perles, métal ou autre matière de façon à entrevoir et admirer le kimono porté dessous ainsi que les nuances subtilement colorées de la ceinture (obi) et de ses divers accessoires (obijime, obi-age).

Autrefois, les guerriers en portaient richement décorés et de couleurs vives, symbole du clan auquel ils appartenaient. Lorsque la veste de bataille (jinbaori) perdit sa fonction d'uniforme militaire, il se transforma en une sorte de veste sans manche à l'encolure retournée et sur laquelle figurait un emblème familial (kamon) dans le dos. La longueur du haori varie suivant les époques et devient un complément indispensable à la tenue des guerriers.

Parmi les citadins et les paysans, seuls ceux qui possèdent un statut spécial, comme les chefs de communautés villageoises, sont autorisés à le porter. Les riches marchands des villes l'adoptent depuis 1660 pour son côté fonctionnel mais le gouvernement Tokugawa l'a interdit aux femmes qui pouvaient le porter et a instauré des teintes sobres et unies, bannissant l’extravagance. A Osaka, on le porte plus long qu'ailleurs.

La largeur et la longueur des manches varient selon la fonction et l'âge. Plus le haori est long, plus il est habillé. Les manches plus étroites conviennent à toutes les occasions et à tous les âges. Il existe également des haori en coton aux motifs simplifiés et aux manches resserrées aux poignets tout à fait adaptés aux tâches du quotidien.

L'obi
L'obi est une ceinture ou bande d'attache utilisée surtout avec le kimono par les hommes et les femmes. Il apparaît durant la période Kamakura (1185-1333) de par l'abandon par les femmes du hakama et donc par l'allongement du kosode qui reste ouvert à l'avant et a besoin d'une ceinture pour être maintenu. Il évolue ensuite pour s'adapter au nouveau style de kimono féminin.

Dans le budō existe l'obi de l'uniforme blanc des élèves (keikogi) qui sert principalement à maintenir fermé l'uwagi et à soutenir le hakama. Dans l'iaidō et le kenjutsu, il sert également à tenir le fourreau de l'épée. De plus, dans la plupart des sports budō, il indique le niveau du lutteur.

Les chaussures
Zōri
Les zōri sont des sandales sans talon. Elles sont faites de paille de riz ou d'autres fibres naturelles, de tissu, de bois laqué, de cuir, de caoutchouc ou autres matières synthétiques. Elles sont formées d'une semelle plate et de deux lanières, souvent en velours, rondes passant entre le gros orteil et le second orteil avant de se séparer pour s'attacher sur les côtés.

Elles sont portées avec des vêtements traditionnels comme le kimono avec des chaussettes spéciales (les tabi). Les zōri avec la semelle recouverte de roseaux semblable aux tapis tatami ne sont généralement pas portées avec le kimono mais sont considérées comme des chaussures de travail ou sont combinées avec des vêtements traditionnels comme le jinbei. Les zōri à semelle de paille ne sont plus guère portées qu'à la campagne ou dans le cadre des arts martiaux, pour éviter de se salir les pieds durant le trajet entre le vestiaire et le tatami

Les geta
Les geta sont des sandales à mi-chemin entre le sabot et la tong. Elles sont composées d'un seul morceau de bois soutenu par deux dents, tenues sur le pied avec une cordelette qui divise le gros orteil des autres doigts de pied. Elles sont plus souvent portées en été avec le yukata.

Les geta à la semelle très élevée, en raison de la neige ou de la pluie, sont préférées à d'autres sandales traditionnelles comme le zōri, parce qu'elles sont plus adaptées à l'idéal de propreté et d'hygiène personnelle de la culture traditionnelle. En général, les geta sont portées avec les tabi.

Les waraji
Les waraji sont des sandales faites de corde de paille. Au cours de la période Gekokujō, qui est marquée par les guerres de paysans, elles deviennent populaires chez les samouraïs dans la mesure où elles sont portées lors des batailles à pied. Elles sont également portées avec les tabi. Lorsqu'on les met, le pied est au-delà du bord de la chaussure, de manière à faire saillie des doigts de trois à quatre centimètres.

Les waraji sont fabriquées avec de nombreux matériaux différents, comme du chanvre, une variété de gingembre (myōga), des fibres de palme, du coton, de la paille de riz et autres matériaux résistants à la détérioration et à l'usure.

En été
Les vêtements
Le yukata
Le yukata est un vêtement d'été qui est principalement porté pendant les feux d'artifice, l'Obon et d'autres événements estivaux. Il s'agit d'un genre très officiel de kimono mais il existe un autre type de yukata, utilisé comme robe et porté après le bain dans les auberges ryokan. Il est également porté par les guerriers.

Le jinbei
Le Jinbei est un vêtement porté par les hommes, les garçons et les jeunes femmes en été à la place du yukata. Il se compose d'une veste à manches courtes qui tombent sur les flancs et d'un pantalon assorti.

Traditionnellement, le jinbei est fait de chanvre ou de coton teint souvent en bleu ou en vert. Il s'attache à la fois à l'intérieur et à l'extérieur. Les jinbei féminins ont tendance à être plus colorés et sont souvent décorés d'estampes de l'iconographie populaire japonaise.

Les tabi
Les tabi sont des chaussettes en coton qui montent jusqu'à la cheville et séparent le gros orteil des autres orteils. Contrairement à des chaussettes normales qui adhèrent parfaitement au pied parce qu'elles sont faites d'un matériau élastique, les tabi sont faites en deux morceaux de tissu non élastique et ont une ouverture à l'arrière pour permettre de faire glisser le pied. Pour fermer l'ouverture ainsi créée, on utilise des boutons. Autrefois, elles étaient faites de cuir et portées par les classes supérieures et les samouraïs.

Elles sont généralement blanches et sont utilisées lors de situations officielles telles que la cérémonie du thé et sont également essentielles avec le kimono ou autres vêtements. Parfois, les hommes portent des tabi bleues lors d'un voyage, tout comme des tabi avec des couleurs ou des motifs plus vifs sont portés par les femmes.

Il existe aussi des tabi renforcées (jika-tabi) souvent revêtues de semelles en caoutchouc qui sont portées sans autres sandales ou chaussures. Ce type de tabi est utilisé, par exemple, par les travailleurs de la construction, les menuisiers, les agriculteurs et les jardiniers parce qu'elles offrent un meilleur soutien que les zōri.

b) Les femmes
La place et la considération de la femme ont beaucoup évolué au cours des siècles mais cette dernière est bien vue dans la société japonaise jusqu'à la fin de l'époque Edo - où son importance a tendance à diminuer. En effet, les femmes peuvent hériter de biens en leur propre nom et les gérer, elles peuvent être éduquées, posséder plusieurs amants sans se faire voir, etc. pour autant qu'elles sont placées suffisamment haut dans la société.

Concernant le travail, les femmes quittent leur emploi après le mariage pour n'y retourner qu'à partir du moment où leurs plus jeunes enfants sont scolarisés ou aptes à travailler. Elles occupent alors des emplois faiblement rémunérés, à temps partiel, dans les services ou en usine de manière à pouvoir garder la responsabilité totale du foyer et des enfants, justifiant leur activité professionnelle comme une extension de leurs responsabilités familiales. De plus, ne gagnant que 60% du salaire des hommes, prendre un temps plein après le mariage n'est pas avantageux car le foyer serait délaissé. Il ne s'agit pas là d'une corvée pour elles, les femmes mariées ont compris que l'emploi de leur mari exige de longues heures et un engagement extrême.

Dans les familles moins aisées, cependant, la femme travaille dans les champs ou ateliers avec les hommes selon le choix de leur époux, toujours après le mariage, pour une question de praticité au niveau des horaires et des salaires.

Les geisha
Les geisha sont des artistes traditionnelles japonaises qui agissent comme des hôtesses. leurs compétences consistent à exécuter divers arts japonais tels que la musique japonaise traditionnelle, la danse, des jeux et à entretenir une conversation, principalement pour divertir une clientèle masculine.

Afin de ne pas être confondues avec des prostituées, les performances et pratiques des geisha sont tout à fait légales. Elles diffèrent, par conséquent, des prostituées à bien des égards, dont la façon de lier leur obi. En effet, les geishas le nouent dans le dos pour signifier qu'elles ont besoin d'aide pour l'attacher contrairement aux prostituées qui l'attachent à l'avant afin de rendre facile son dénouement par elles-mêmes.

Les geisha sont formées très sérieusement en tant qu'artistes qualifiées. Elles doivent suivre un programme de formation dès leur plus jeune âge et travaillent généralement jusqu'à quatre-vingt ans et plus. Les compétences qu'elles ont acquises vont des danses culturelles au service du thé et ce processus peut durer de six mois à trois ans.

Il existe différentes étapes pour devenir geisha. Une jeune fille de moins de vingt ans est appelée maiko (fille de danse). Ce sont des apprenties geisha et cette étape peut durer des années. Les maiko se forment auprès de geisha confirmées qui leur servent de mentor et les suivent dans tous leurs engagements. Puis, vers l'âge de vingt ou vingt-deux ans, la maiko est promue geisha à part entière lors d'une cérémonie appelée erikae (changement de col).

Le maquillage coutumier de la geisha est si reconnaissable et spectaculaire que son application doit être très exacte. Cependant, l'apparence d'une geisha est en constante évolution tout au long de sa carrière. Lorsqu'elle est maiko, la jeune fille est fortement maquillée avec des sourcils courts mais comme elle grandit et devient une geiko établie, le maquillage s'adoucit et les sourcils poussent davantage.

La contraception et les enfants
De manière générale, la contraception est très peu utilisée au Japon, les femmes faisant confiance aux hommes et ne devant perdre leur virginité qu'après le mariage pour avoir un enfant. Leur but est de permettre à leur famille d'avoir une descendance pour ainsi préserver leur honneur. A cette époque, le bien-être des enfants passe avant celui des parents, tout est fait dans l'intention de les voir progresser dans la société si cela est possible.

Seulement, certaines femmes n'ont pas envie d'avoir d'enfants, en particulier les prostituées. Si la contraception et l'avortement sont extrêmement mal vus au Japon, le préservatif commence à se faire connaître ailleurs dans le monde. Son existence se précise autour du Xe siècle en Asie grâce aux Chinois qui optent pour le papier de soie huilée et les Japonais connaissent sous le nom de Kabuta-gata des accessoires fabriqués en écailles de tortues ou en cuir que l'on rangeait dans des "boîtes joyeuses". Ces préservatifs pouvaient, grâce à leur rigidité, servir tout aussi bien de godemichés.

Cependant, les prostituées n'ont pas toujours l'opportunité de demander à leur client de porter un kabuta-gata, encore très peu diffusé à l'ère Edo. Si ces méthodes ne fonctionnent pas très bien et très souvent, elles existent néanmoins pour les femmes. Comme moyens contraceptifs, elle ont donc différentes concoctions à boire (jus d'oignon, jus de basilic mélangé à de la limaille de fer, l'eau ayant servi aux forgerons (froide !) ou une décoction de testicules de castors macérés dans de l’alcool).

Il y a également plusieurs plantes comme le persil, l’avocat, la coriandre, le manioc, la datura, le citron vert, la marjolaine, la marijuana, la passiflore, la ferula, le genévrier (à écraser autour du sexe féminin) ou la carotte sauvage qui figure parmi les plus efficaces.

Une autre option était de s'insérer une petite balle d'or et de cuivre, des coupelles en métal ou en verre, un coton trempé dans du jus de citron/poisson séché/mercure ou des pessaires en liège/cuir.

d) La cuisine
A écrire

_________________
En cours

Contenu sponsorisé

Les us et coutumes


Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Sauter vers: